Warren Katz s’entretient avec le Financial Post au sujet des fusions et acquisitions dans le contexte de la pandémie et des changements à prévoir après la COVID-19

22 mai 2020

Warren Katz, avocat en fusions et acquisitions et associé directeur du bureau de Montréal, s’est récemment entretenu avec le Financial Post pour discuter de l’évolution des négociations en fusions et acquisitions depuis le début de la pandémie, ainsi que des changements à prévoir relativement à ces opérations après la COVID-19.

Les clauses de clôture et celles relatives à l’« effet défavorable important » pourraient être reformulées afin de protéger l’acquéreur ou le vendeur. « Je ne doute pas que cette pandémie aura des répercussions sur notre manière d’aborder ces clauses, de déclarer Warren Katz. Il est très important que les ententes soient formulées de manière précise. Certains acquéreurs auront le droit de résilier, d’autres non. »

Il ajoute que certaines opérations qui étaient sur le point d’être conclues au moment où la pandémie a paralysé une grande partie de l’économie nord-américaine pourraient maintenant faire l’objet d’une reprise des négociations, tandis que d’autres qui ont été annoncées pourraient se retrouver devant les tribunaux en raison de la formulation du contrat et de la présence d’une clause de renonciation pour l’acquéreur. « Comme les effets de la pandémie continueront vraisemblablement de se faire sentir pendant les prochains mois, les gouvernements continuant de restreindre les activités des entreprises dans tous les secteurs, je m’attends à ce que certains de ces accords soient portés devant les tribunaux », précise-t-il.

Me Katz explique au Financial Post que des facteurs liés à la crise actuelle stimulent l’activité dans le secteur des moyennes entreprises, tandis que le nombre d’opérations portant sur des entreprises à forte capitalisation est en baisse. « Ce n’est pas une surprise étant donné la volatilité du marché et la disponibilité du financement », déclare-t-il, ajoutant que l’incertitude quant au financement dans le contexte de la pandémie est prise en compte dans les négociations.

« Les acquéreurs sont plus susceptibles d’envisager des possibilités telles que des indemnités de rupture inverses afin d’atténuer les risques liés au financement », ajoute-t-il.

Me Katz constate que si l’attention mondiale portée à la COVID-19 a perturbé ce qui a été l’une des plus longues périodes de hausse des marchés jamais observée, « les stratèges et promoteurs financiers demeurent très actifs dans d’autres secteurs, notamment les prêts et les investissements stratégiques, dont les placements privés dans des sociétés ouvertes ».

Pour des raisons de sécurité nationale, il est possible que les gouvernements encouragent les entreprises canadiennes à se développer dans d’autres secteurs tels que l’alimentation et la santé », de déclarer Me Katz, ajoutant qu’une « croissance dans certains secteurs entraînera probablement des consolidations au moyen de fusions et d’acquisitions ».

Pour en savoir plus, lisez l’article complet de Barbara Shecter, Economic shutdown forces dealmakers to play short-term hardball as long-term changes loom, dans le Financial Post.