Mario Nigro discute du marché des fusions et acquisitions dans le contexte de la COVID-19 dans la balado Deal Dialogue de RBC

13 mai 2020
Mario Nigro, associé du bureau de Toronto, discute avec Robert Hickey, premier directeur général et chef, Fusions et acquisitions, Marché intermédiaire de RBC, à propos du marché des fusions et acquisitions au Canada durant la pandémie de COVID-19.

Dans la balado de la banque, intitulée Deal Dialogue, Me Nigro explique ce qu’il faut faire pour mener à bien une opération dans le contexte actuel, ainsi que les répercussions sur la structure des arrangements, tandis que les entreprises continuent de réagir à la pandémie.

Lorsqu’on lui demande si les acquéreurs envisagent les opérations différemment, Me Nigro répond qu’il voit des clauses de contingence qui n’existaient pas toujours dans les grandes opérations. Il note également que bien que toutes les banques continuent d’exercer leurs activités, beaucoup d’entre elles ont renforcé leurs mesures de contrôle préalable et prennent plus de temps pour émettre des listes de conditions.

« Certaines opérations d’envergure (50 millions de dollars et plus) ont été mises sur la glace, mais très peu ont été complètement abandonnées, de déclarer Me Nigro. Le nombre d’opérations qui tomberont à l’eau augmentera à mesure que la situation perdurera, mais du côté des moyennes entreprises, nous n’avons pas cessé de conclure des opérations, ce marché étant moins touché par les circonstances actuelles. »

« Tout comme en 2008 et 2009, les petites opérations (de 5 à 15 millions de dollars) vont de l’avant malgré tout, ajoute-t-il. Les petites entreprises attirent beaucoup de capital, et dans le contexte, il est facile de repérer les entreprises résilientes qui survivront, en examinant ce qu’elles ont bien fait au cours des derniers mois. »

Quand on lui demande quelles sont ses perspectives en matière de capital-investissement, Me Nigro répond que « de nombreux grands clients se concentrent sur leurs portefeuilles existants, veillant à gérer les flux de trésorerie et à préserver les entreprises qu’ils détiennent déjà. »

« Quant aux acheteurs à la recherche de bonnes affaires, ils attendent de profiter d’une baisse des valorisations, ajoute-t-il. Stratégiquement parlant, les décisions en matière de capital-investissement s’appuient de plus en plus sur des réflexions à long terme. »

« Peu importe où vous vous situez, il s’agit d’un exercice de survie : il faut travailler avec la trésorerie dont on dispose, décider comment poursuivre les affaires en attendant que la situation revienne à la normale et trouver des moyens de s’adapter à la nouvelle réalité », conclut-il.

Mario Nigro est associé au sein des groupes Fusions et acquisitions et Capital-investissement de Stikeman Elliott. Il a collaboré avec de nombreuses sociétés de capital-investissement et de capital de risque de premier plan dans le cadre d’un très grand nombre d’opérations d’acquisitions et de dessaisissements. Il a travaillé à de nombreuses opérations de capital-investissement au Canada pour le compte de sociétés de capital-investissement de premier plan.

Écoutez l’entrevue au complet ci-dessous: